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LES ACTES DES ETATS GENERAUX SONT EN LIGNE 14/01/2008

L'ensemble des textes des états généraux 2007 sont disponibles.

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ETATS GENERAUX...Mission accomplie 04/12/2007

Malgré l'absence remarquée des personnalités politiques, les deuxième états généraux de la FNADES ont accueilli 400 participants et de nombreux partenaires.

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Les conceptions du pilotage des institutions sociales ont été interrogées régulièrement, sous l’influence du contexte politique, social et économique, En effet, surtout depuis que la question de la dépense publique est posée, il parait évident chez certains de remettre en cause les modèles des organisations sociales et médico-sociales, notamment associatifs, pour tendre vers une rationalité et un contrôle visant à un meilleur rapport qualité-prix.

Au début des années 90, les pouvoirs publics ont pensé que, en lieu et place des organisations salariées, le bénévolat pouvait constituer une réponse à meilleur compte pour prendre en charge les nouvelles questions sociales liées, entre autres, aux effets de l’apparition du chômage de masse. Mais, ces organisations bénévoles se sont, elles aussi, professionnalisées et ont réclamé les moyens dont elles avaient besoin pour faire face à la complexité de leur tâche. Alors, depuis, on a pensé qu’il fallait aussi moderniser et former un encadrement sévèrement jugé par différentes autorités. Donc, tout en s’inspirant dans le même temps du modèle entrepreneurial, un effort de qualification des cadres dirigeants a été réclamé donnant lieu, au final à la parution d’un décret que d’aucun jugera décevant. Enfin, sous l’effet des impulsions politiques et de l’évolution des conceptions du rôle de l’Etat, les sirènes de la marchandisation ont exercé leur fascination, avec l’introduction de la mise en concurrence dans l’action sociale. L’usager tend à devenir progressivement le client d’un prestataire social lucratif ou non.

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Par souci d’économie comme pour se fondre dans les logiques de marchés, on a donc vu apparaître progressivement une remise à plat des institutions sociales et médico-sociales, tant dans leurs configurations organisationnelles que dans leur mode de pilotage.

Ainsi, s’est ouvert l’ère des regroupements inter-établissements et services ou des fusions associatives.
A une conception de direction se substitue alors celle de la gouvernance déjà bien implantée dans le secteur hospitalier.
Ces conceptions s’inscrivent toutes dans un cadre de textes ambitieux où l’usager doit être au centre des préoccupations !

Mais des esprits chagrins diront qu’à de grands textes s’opposent de plus en plus de petits moyens pour maitriser le déficit public. En même temps, des voix, y compris d’élus locaux, s’élèvent contre le désengagement de l’Etat dans la gestion directe des questions sociales confiées aux collectivités territoriales ou au secteur marchand. D’autres diront encore que l’affichage spectaculaire des grandes ambitions publiques à grands renforts tapageurs de réformes juridiques trahit un manque d’idéal ou une incapacité à agir : « Sommes-nous alors dans du droit théâtre ? »
C’est pourquoi, sans nostalgie et sans tomber dans le mythe d’un passé idéalisé, conscient aussi de la nécessité d’évoluer, il nous apparaît important autant qu’opportun de repenser la question de la direction et la gouvernance pour :

  • Mettre en lumière les enjeux de ces modèles.
  • Affirmer la capacité des directeurs à vouloir bâtir avant tout un destin sociétal.

La F.N.A.D.E.S. estime que les organisations et les modes de gouvernance sont entendus, comme les moyens de tendre vers une conception républicaine et humaniste de l’action sociale et non comme des cadres de normalisation à respecter où la pensée serait confisquée aux directeurs comme, du reste, aux autres opérateurs et intervenants sociaux de terrain !

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